PLUI, tous à la soupe ?

Monsieur Jean-Pierre Rico se justifie dans son mot de la majorité (Accent Perolien 43 )
« Pourquoi j’ai voté contre le PLUI en séance de conseil de métropole »

Notre réaction est simple.
A Pérols, Jean-Pierre Rico a déjà bétonné ou laissé faire.
Parking de la cave coopérative.
Parking de la médiathèque.
Parking devant le gymnase de La Tour.
Aménagement de la place Carnot.
Antennes sur un site protégé.
Autorisation de bétonner le camping de l’Estelle.
Bétonisation des sept portes de Pérols.
Sur l’ensemble de la commune, une seule réalisation perméable.
La réalisation des constructions Saint-Vincent.
La cession du stade Vitou sans obligation écologiste.
Des plantations avec des essences non locales.
La réfection de la future avenue Fabre sans aucune réalisation écologique.
Réfection de l’avenue Marcel Pagnol tout en béton et goudron étanche.
Des aménagements dans des bassins de rétention.

Le plus contradictoire pour monsieur Jean-Pierre Rico est le droit à la parole,  alors qu’il ne fait pas de réunion publique pour expliquer sa politique municipale.

Alors pourquoi a-t-il voté contre le PLUI ?

 

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Le 16 juillet 2025, la Métropole de Montpellier a adopté son Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi-Climat) dans un climat de crispation politique et de fracture territoriale.
Sous des apparences de planification verte, le document masque mal une stratégie de développement qui continue de sacrifier des hectares de terres naturelles au profit du béton.

Ce vote, pourtant présenté comme historique par le président Michaël Delafosse, a révélé un profond malaise au sein de la Métropole. Plusieurs élus, de sensibilités différentes, se sont unis pour voter contre ce qu’ils qualifient de “PLUi de la honte”.
En cause : la mise en urbanisation de plus de 750 hectares de terres agricoles et naturelles, en contradiction flagrante avec les objectifs affichés de sobriété foncière et de lutte contre l’artificialisation.

Symbole de cette dérive : le projet d’aménagement de Sablassou à Castelnau-le-Lez, maintenu envers et contre tous.
Malgré un avis défavorable de la commission d’enquête publique, 1 000 contributions négatives et plus de 7 000 signatures citoyennes, le béton coulera.
Pour Coralie Mantion, ex-vice-présidente écologiste de la Métropole, “le PLUi tourne le dos à l’urgence écologique, et pire, méprise les habitants et les élus de terrain”.

Mais ce n’est pas qu’une affaire d’écologie : plusieurs maires, même hors du camp écologiste, dénoncent une confiscation démocratique.
À Lattes, Pignan ou Vendargues, les élus pointent un passage en force, des délais intenables pour répondre aux remarques de la commission, et une centralisation autoritaire des décisions. Pour Cyril Meunier, maire de Lattes, “ce document est juridiquement fragile, politiquement inacceptable, et moralement dangereux”.

Le “PLUi-Climat” est ainsi devenu le symbole d’un double échec : un échec écologique dans une région déjà sous tension climatique, et un échec démocratique, dans une Métropole où la gouvernance unilatérale semble l’emporter sur la concertation.

La bataille pour le territoire ne fait que commencer.
Le document est déjà contesté, et des recours sont à l’étude.
Face à l’urgence climatique, des élus et citoyens promettent de ne pas laisser couler le béton sans résistance.